Passer de l’auto-entrepreneur à une société (SARL, SAS) : le guide complet 2026
Votre activité se développe et les seuils de la micro approchent — ou vous souhaitez protéger votre patrimoine et optimiser votre fiscalité. Cette transformation implique des étapes précises et des choix stratégiques. Voici tout ce qu’il faut savoir.
📚 Contenu de la fiche
Quand envisager de passer en société ?
Plusieurs signaux indiquent qu’il est temps de franchir le cap. Le premier est le dépassement des seuils de la micro-entreprise : 188 700 € pour les activités commerciales, 77 700 € pour les prestations de services en 2026. Lorsque le chiffre d’affaires dépasse ces seuils pendant deux années consécutives, la sortie du micro est obligatoire.
D’autres raisons peuvent motiver ce choix : la nécessité de protéger son patrimoine personnel (l’auto-entrepreneur répond sur ses biens propres en cas de dettes), la volonté d’intégrer des associés, l’optimisation fiscale lorsque le bénéfice devient élevé (IS + flat tax dividendes à 31,4 % depuis 2026), ou encore la crédibilité commerciale qu’offre une structure sociétaire.
SASU, EURL, SAS ou SARL : quelle forme choisir ?
Le choix dépend de plusieurs critères : êtes-vous seul ou avec des associés ? Quel régime social souhaitez-vous pour le dirigeant ?
| Forme | Régime social dirigeant | Fiscalité société | Idéal pour |
|---|---|---|---|
| SASU | Assimilé-salarié (protection max) | IS (15 % ≤ 42 500 €, 25 % au-delà) | Activité solo, dividendes planifiés |
| EURL à l’IS | TNS (~45 % cotisations) | IS (taux réduit possible) | Moindres cotisations, bons revenus |
| SAS | Assimilé-salarié | IS | Multi-associés, entrée investisseurs |
| SARL | TNS (gérant majoritaire) | IS ou IR (option 5 ans) | Multi-associés, cadre codié |
Votre expert-comptable à Paris peut simuler les deux options (TNS vs assimilé-salarié) et calculer l’impact réel de la flat tax dividendes (31,4 % en 2026) sur votre situation nette.
Les étapes du passage en société
- Choisir la forme juridique adaptée à votre situation (SASU, EURL, SAS, SARL).
- Rédiger les statuts : acte fondateur de la société. Les statuts définissent forme, dénomination, siège, objet, capital, durée et gouvernance. Un apport en nature (matériel, clientèle) peut nécessiter un commissaire aux apports si la valeur dépasse 30 000 € ou 50 % du capital.
- Déposer le capital social sur un compte bancaire bloqué chez une banque ou un notaire.
- Publier une annonce légale dans un Journal d’Annonces Légales (JAL) habilité dans le département du siège social (120 à 200 €).
- Déposer le dossier d’immatriculation sur le guichet unique des entreprises (formalites.entreprises.gouv.fr). Le Kbis est délivré sous 3 à 7 jours.
- Fermer la micro-entreprise : déclaration de cessation d’activité sur autoentrepreneur.urssaf.fr dans les 30 jours suivant l’arrêt d’activité.
- Transférer les actifs si nécessaire : stocks, contrats clients, droits de propriété intellectuelle — à formaliser par écrit.
La fermeture de la micro-entreprise : ce qu’il ne faut pas oublier
La cessation doit être déclarée dans les 30 jours suivant la date de cessation réelle via le portail URSSAF. Il faudra effectuer une déclaration de chiffre d’affaires finale et s’assurer que toutes les cotisations sociales sont réglées.
Attention également aux droits à l’ARE (chômage) : si vous n’avez pas utilisé vos droits, vous pouvez potentiellement en bénéficier lors de la création de la société, sous certaines conditions. Consultez notre fiche sur le cumul chômage et ARE lors de la création d’entreprise.
N’oubliez pas non plus l’ACRE (Aide à la Création et Reprise d’Entreprise) : cette exonération partielle de cotisations sociales pendant la première année est cumulable avec l’ARE. Elle se demande directement auprès de l’URSSAF lors de l’immatriculation.
Les implications comptables et fiscales du passage
La société nouvellement créée est soumise à des obligations nouvelles : tenue d’une comptabilité complète (avec bilan, compte de résultat et annexes), dépôt des comptes annuels au greffe, déclarations fiscales (IS, TVA, liasse fiscale) auprès des impôts.
Si vous souhaitez déduire vos charges réelles dès le premier exercice, la saisie comptable doit être mise en place dès le premier jour d’activité.
Notre cabinet d’expertise comptable sur Paris peut vous assister dès la création pour poser les bonnes bases fiscales et comptables.
Flat tax et dividendes en société : ce qui change en 2026
L’un des intérêts majeurs du passage en société (SASU, SAS, EURL à l’IS, SARL) est la possibilité de distribuer des dividendes. Ceux-ci sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU ou flat tax) de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026 (12,8 % d’IR + 18,6 % de prélèvements sociaux, suite à l’augmentation de la CSG de 1,4 point votée dans la LFSS 2026, contre 30 % auparavant). L’option pour le barème progressif reste possible et peut être avantageuse selon votre tranche d’imposition (TMI à 0 % ou 11 %).
Pour un auto-entrepreneur qui paie aujourd’hui des cotisations sociales sur l’ensemble de son chiffre d’affaires, le passage en société avec une stratégie mixte rémunération + dividendes peut générer une économie significative, selon votre niveau de bénéfice et votre TMI.
✅ Points clés à retenir
❓ Questions fréquentes
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🎯 Vous passez de micro à société ?
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