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Créer une SASU : les étapes essentielles en 2026

La SASU est la forme juridique préférée des entrepreneurs individuels souhaitant exercer en société tout en bénéficiant du régime assimilé salarié pour le président. De la définition du projet à l’immatriculation, voici le guide complet des étapes de création en 2026 — avec les démarches post-création souvent oubliées.

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🏭 Assimilé-salariéRégime social président

📚 Contenu de la fiche

Qu’est-ce qu’une SASU ?

La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) est une SAS à associé unique. Sa souplesse statutaire — contrairement à la SARL dont le cadre légal est plus rigide — en fait l’une des formes juridiques les plus prisées pour exercer seul. Le président est assimilé salarié, ce qui lui donne accès à la Sécurité sociale (maladie, retraite, maternité) dans les mêmes conditions qu’un cadre — sous réserve de percevoir une rémunération. La SASU est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) par défaut, avec la possibilité d’opter temporairement pour l’IR.

Étape 1 — Définir le projet et l’objet social

Avant de rédiger les statuts, clarifiez les fondamentaux de votre projet : objet social précis, montant du capital, adresse du siège social, modalités de direction. Réfléchissez aussi dès maintenant aux conditions d’évolution éventuelle vers une SAS multi-associés si vous envisagez d’accueillir des investisseurs ou des associés à terme — cela se prépare dans les statuts. Les statuts de SASU sont librement rédigés, ce qui est à la fois leur force et leur piège : trop souples, ils peuvent laisser des zones floues coûteuses à corriger plus tard. Notre cabinet d’expertise comptable à Paris peut vous accompagner dès cette étape stratégique.

Étape 2 — Rédiger les statuts

Les statuts de SASU doivent au minimum mentionner : la dénomination sociale, le siège social, l’objet social, la durée de la société, le montant du capital, les modalités de cession des actions et les pouvoirs du président. Ils fixent également la rémunération du président et les règles de gouvernance internes. La grande liberté statutaire de la SASU permet d’adapter finement les règles à votre situation. Faites appel à un expert-comptable à Paris pour des statuts solides et adaptés.

Étape 3 — Constituer et déposer le capital social

Le capital minimum d’une SASU est de 1 €, mais il est conseillé de le dimensionner selon vos besoins réels pour crédibiliser la société auprès de vos partenaires bancaires et commerciaux. Les apports peuvent être en numéraire (argent déposé sur un compte bloqué en banque ou chez un notaire) ou en nature (matériel, fonds de commerce, clientèle). Important : pour les apports en numéraire, au moins 50 % du capital doit être libéré à l’immatriculation — le solde peut être versé dans les 5 ans. Si un apport en nature dépasse 30 000 € ou représente plus de la moitié du capital, un commissaire aux apports doit obligatoirement en évaluer la valeur. L’attestation de dépôt des fonds est indispensable pour le dossier d’immatriculation.

Étape 4 — Publier l’avis de constitution dans un JAL

Avant l’immatriculation, un avis de constitution de société doit être publié dans un Journal d’Annonces Légales (JAL) habilité dans le département du siège social. Le coût est forfaitaire : environ 135 à 165 € HT selon le département (tarif révisé annuellement par arrêté ministériel). L’attestation de parution est obligatoire pour le dépôt du dossier d’immatriculation. Il existe désormais des journaux d’annonces légales entièrement dématérialisés, ce qui accélère la procédure.

Étape 5 — Immatriculer la SASU au RCS via le guichet unique

L’immatriculation s’effectue intégralement en ligne sur le guichet unique des entreprises géré par l’INPI : formalites.entreprises.gouv.fr. Le dossier doit comprendre : les statuts signés, l’attestation de dépôt des fonds, l’attestation de parution au JAL, une pièce d’identité du président, sa déclaration de non-condamnation et de filiation. Les frais obligatoires 2026 sont : 33,83 € pour l’immatriculation au RCS + 19,33 € pour la déclaration des bénéficiaires effectifs (DBE), soit un total d’environ 195 à 220 € toutes formalités obligatoires incluses (JAL + RCS + DBE). Le Kbis — carte d’identité officielle de votre société — est délivré sous 3 à 7 jours ouvrés si le dossier est complet. Pour estimer le budget total de création, consultez notre fiche sur combien coûte la création d’une entreprise.

Expert-comptable à Paris accompagnant un entrepreneur dans la création de sa SASU — statuts, capital, immatriculation
Création de SASU à Paris : de la rédaction des statuts à l’immatriculation, un expert-comptable sécurise chaque étape.

Étape 6 — Les démarches post-création à ne pas négliger

Une fois le Kbis reçu, plusieurs actions sont à enchaîner rapidement pour mettre votre société en ordre de marche :

Ouvrir un compte bancaire professionnel dédié à la SASU (distinct du compte personnel).
S’affilier à l’URSSAF dès lors que vous percevez une rémunération en tant que président.
Souscrire les assurances professionnelles nécessaires (RC Pro, multirisque selon activité).
Mettre en place votre outil de facturation conforme aux exigences légales (mentions obligatoires, numérotation).
Anticiper l’option IR : si la SASU génère des déficits en début d’activité, l’option pour l’imposition à l’IR pendant les 5 premières années peut être très avantageuse. Consultez notre fiche SASU option IR : conditions et avantages.
Choisir votre domiciliation : pour les entrepreneurs parisiens, notre guide sur la domiciliation d’entreprise à Paris compare toutes les options de siège social.

Le statut social du président de SASU : ce qu’il faut savoir

Le président de SASU est assimilé salarié : il cotise au régime général de la Sécurité Sociale (maladie, maternité, invalidité, retraite de base et complémentaire) dans les mêmes conditions qu’un cadre. Attention : sans rémunération versée, aucune couverture sociale n’est déclenchée — le président non rémunéré n’a aucun droit ouvert auprès de la Sécurité Sociale.

Sa rémunération doit être fixée dans les statuts ou décidée par l’associé unique (via un procès-verbal de décision). Contrairement au gérant majoritaire de SARL, le président de SASU ne cotise pas à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) : sa protection sociale est généralement plus complète, mais les charges sociales sont plus élevées (environ 75 à 80 % de la rémunération nette en charges patronales + salariales).

En revanche, le président de SASU ne bénéficie pas de l’assurance chômage (France Travail) au titre de son mandat social. Votre expert-comptable sur Paris peut simuler le niveau de rémunération optimal selon vos objectifs de protection sociale et votre situation fiscale personnelle.

Fiscalité de la SASU : IS, dividendes et flat tax 2026

La SASU est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) par défaut. Le taux réduit de 15 % s’applique jusqu’à 42 500 € de bénéfice (sous conditions : CA inférieur à 10 M€, capital entièrement libéré, détenu à 75 % minimum par des personnes physiques) ; au-delà, le taux normal est de 25 %.

Les bénéfices distribués sous forme de dividendes sont soumis depuis le 1er janvier 2026 au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 31,4 % — également appelé flat tax — composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux (hausse de 1,4 point par rapport à 2025). En SASU, 100 % des dividendes sont soumis à la flat tax — à la différence de l’EURL où une fraction peut être soumise aux cotisations TNS. L’option pour le barème progressif reste possible si votre tranche marginale d’imposition est de 0 % ou 11 % : elle permet de bénéficier de l’abattement de 40 % sur les dividendes, mais s’applique à l’ensemble des revenus du capital de l’année.

Point de vigilance — taxe PUMa : un président qui se verse uniquement des dividendes sans aucun salaire peut être assujetti à la cotisation subsidiaire maladie (PUMa) si ses revenus d’activité sont inférieurs à 20 % du PASS (soit 9 612 € en 2026) et ses revenus du capital supérieurs à 50 % du PASS (24 030 €). Le taux est de 6,5 % sur la fraction excédant ce seuil. La parade : se verser au minimum 9 612 € bruts de rémunération annuelle en tant que président. Pour une information officielle sur le taux du PFU, consultez la page service-public.gouv.fr sur l’évolution du PFU à 31,4 %. Pour un accompagnement personnalisé sur l’arbitrage salaire/dividendes, contactez notre cabinet d’expert-comptable à Paris.

✅ Points clés à retenir

Définir l’objet social et la gouvernance avant de rédiger les statuts
Capital minimum : 1 € — mais prévoir un capital crédible en pratique
Libérer au moins 50 % des apports en numéraire à l’immatriculation (solde dans les 5 ans)
Apport en nature > 30 000 € ou > 50 % du capital : commissaire aux apports obligatoire
Frais obligatoires 2026 : ~195-220 € (JAL + RCS 33,83 € + DBE 19,33 €)
Kbis délivré sous 3-7 jours ouvrés si dossier complet sur formalites.entreprises.gouv.fr
Post-Kbis : URSSAF, compte pro, assurances, facturation, option IR à anticiper
Président = assimilé salarié, couverture SS conditionnée à la rémunération
Dividendes soumis à la flat tax 31,4 % (PFU) depuis le 1er janvier 2026
Risque PUMa si dividendes élevés sans rémunération minimale (9 612 € bruts/an)

❓ Questions fréquentes

Non, ce n’est pas obligatoire. Mais un expert-comptable est vivement recommandé pour rédiger des statuts adaptés, choisir le capital adéquat et anticiper les implications fiscales et sociales — notamment le choix entre IS et IR dès la création.

Oui. Les apports en nature sont possibles. Si la valeur de l’apport dépasse 30 000 € ou représente plus de la moitié du capital, un commissaire aux apports doit évaluer les biens. En dessous de ces seuils, les parties peuvent évaluer eux-mêmes sous leur responsabilité.

Non. Sans rémunération versée, le président de SASU n’ouvre aucun droit à la Sécurité Sociale. Il n’a ni couverture maladie au titre de son mandat, ni droits à la retraite. C’est l’un des points les plus importants à anticiper avec votre expert-comptable.

Oui. Via le guichet unique en ligne, une SASU peut être créée en 3 à 5 jours ouvrés si le dossier est complet et les statuts prêts. La publication dans un journal dématérialisé est quasi-instantanée.

En 2026, les dividendes de SASU sont soumis par défaut à la flat tax (PFU) de 31,4 % : 12,8 % d’impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux. Ce taux s’applique sur 100 % des dividendes distribués. L’option pour le barème progressif est possible si votre tranche marginale d’imposition est de 0 % ou 11 %, permettant alors de bénéficier de l’abattement de 40 % sur les dividendes. Consultez un expert-comptable pour simuler l’option la plus avantageuse selon votre situation personnelle.

La PUMa (Protection Universelle Maladie) est une cotisation subsidiaire maladie qui s’applique lorsqu’un président de SASU perçoit des dividendes importants (supérieurs à 50 % du PASS, soit 24 030 € en 2026) sans se verser de rémunération suffisante (au moins 20 % du PASS, soit 9 612 € bruts en 2026). Le taux est de 6,5 % sur la fraction de revenus du capital excédant ce seuil. La solution : se verser au minimum 9 612 € bruts de salaire annuel en tant que président pour neutraliser cette cotisation.

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🌎 Ressources officielles

David Amsellem — Expert-comptable diplômé, Commissaire aux comptes, Paris 10e

David Amsellem

Expert-comptable diplômé (DEC) · Commissaire aux comptes · Membre de l’Ordre des Experts-Comptables Paris Île-de-France

✅ Cabinet DA Expertise — Paris 10e

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