En tant que médecin libéral, vous entendez parler de la facture électronique qui arrive en 2026, sans toujours savoir ce que cela change concrètement pour votre cabinet. Entre exonération de TVA, télétransmission aux caisses et honoraires réglés par les patients, la réforme peut sembler lointaine… jusqu’au moment où vos fournisseurs ne vous enverront plus que des factures dématérialisées via une plateforme.
Dans cet article, nous vous expliquons simplement si, en tant que médecin, vous êtes concerné par la réforme en réception et/ou en émission, selon votre activité et votre situation TVA. En tant que cabinet d’expertise comptable sur Paris, nous vous donnons également des repères pratiques pour anticiper ces changements sans désorganiser votre quotidien médical.
1. La réforme de la facture électronique : les bases pour un médecin
La réforme de la facturation électronique impose, à partir du 1er septembre 2026, que toutes les entreprises assujetties à la TVA soient capables de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. Elle se généralise ensuite à l’émission pour l’ensemble des TPE et professions libérales, dont les médecins, à compter du 1er septembre 2027.
Même si les actes de soins à la personne sont exonérés de TVA, le législateur considère que les cabinets médicaux font partie du périmètre de la réforme, au moins pour la réception des factures de leurs fournisseurs. L’objectif est double : lutter contre la fraude et simplifier les échanges comptables et fiscaux, sans remettre en cause votre mode de facturation aux patients (FSE, feuilles de soins, etc.).
Exemple : un médecin généraliste à Paris, en BNC, qui travaille presque uniquement avec des patients, n’a jamais eu à se poser la question de la TVA. Pourtant, dès septembre 2026, ses laboratoires, son bailleur ou ses fournisseurs de matériel pourront lui adresser uniquement des factures électroniques via une plateforme, qu’il devra être en mesure de recevoir.
2. Médecin exonéré de TVA : concerné en réception, pas forcément en émission
La plupart des médecins libéraux exerçant des actes de soins à la personne sont exonérés de TVA sur leurs honoraires. Pour ces actes médicaux facturés aux patients, la réforme ne vous impose pas, à ce stade, d’émettre des factures électroniques ni de faire du e‑reporting à l’administration fiscale. En revanche, vous êtes clairement concerné par l’obligation de réception des factures électroniques de vos fournisseurs à partir du 1er septembre 2026.
Concrètement, cela signifie que votre cabinet devra : choisir une plateforme (PPF ou plateforme de dématérialisation partenaire), s’y inscrire, et communiquer votre identifiant à vos principaux fournisseurs (laboratoire, radiologue, prestataire informatique, bailleur, etc.). En tant qu’expert comptable sur Paris, nous recommandons de connecter cette plateforme à votre logiciel comptable pour automatiser l’intégration des factures et sécuriser vos déclarations fiscales.
Exemple : un cardiologue parisien en exercice individuel, exonéré de TVA, continuera à facturer ses patients comme aujourd’hui, mais recevra les factures de son fournisseur d’échographes et de son électricien via la plateforme choisie. Il n’aura pas d’e‑reporting à faire pour ses consultations, mais devra s’assurer que toutes les factures reçues y sont bien centralisées et archivées.
3. Médecin avec activités soumises à TVA : émission et réception
Certains médecins exercent, en plus de leurs actes de soins exonérés, des activités soumises à TVA : expertises médicales, formations, prestations de conseil, location de salle équipée, vente de produits non remboursables, etc. Dans ces cas, ils deviennent assujettis à la TVA sur cette partie de leur activité, même si la majorité de leur chiffre d’affaires reste exonérée.
Pour ces opérations soumises à TVA, le médecin est pleinement concerné par la réforme, à la fois pour la réception des factures fournisseurs dès 2026 et pour l’émission de factures électroniques à destination de clients professionnels (B2B), à partir de 2027 pour les cabinets de petite taille.
Exemple : un médecin spécialiste à Paris facture régulièrement des expertises à des compagnies d’assurance ou des entreprises, avec TVA. Pour ces missions, il devra à terme émettre ses factures via une plateforme agréée et transmettre les données de facturation à l’administration, en plus de recevoir électroniquement les factures de ses fournisseurs. Se faire accompagner par un cabinet d’expertise comptable sur Paris permet de bien distinguer les flux exonérés (patients) et les flux soumis à TVA (prestations annexes), et de paramétrer correctement les outils.

4. Émission vs réception : comment savoir ce qui vous concerne ?
Pour résumer, la question n’est pas seulement “suis‑je médecin ?”, mais “dans quelles situations suis‑je assujetti à la TVA et à qui je facture ?”.
En pratique :
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Vous exercez uniquement des actes de soins exonérés, facturés à des patients, avec télétransmission :
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obligation de réception des factures électroniques de vos fournisseurs à partir du 1er septembre 2026 ;
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pas d’obligation d’émission de factures électroniques pour vos actes de soins eux‑mêmes.
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Vous avez des activités annexes soumises à TVA (expertises, formation, prestations à des entreprises…) :
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obligation de réception des factures électroniques dès 2026 ;
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obligation progressive d’émission de factures électroniques et de transmission des données pour les opérations concernées, en principe à compter du 1er septembre 2027 pour les TPE et professions libérales.
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Pour un médecin à Paris ou en Île‑de‑France, il est utile de faire un point personnalisé avec un expert comptable sur Paris afin de cartographier ses flux (patients, organismes, entreprises), identifier les opérations soumises à TVA et définir un plan de mise en conformité. Cela permet d’éviter les mauvaises surprises en 2026–2027 et de transformer la réforme en opportunité d’automatisation administrative.
5. Comment un expert comptable peut vous accompagner concrètement ?
Un expert comptable spécialisé dans les professions de santé connaît déjà vos spécificités : exonération de TVA sur les soins, télétransmission, collaborations, rétrocessions d’honoraires, liens avec les caisses, etc. En tant que cabinet d’expertise comptable sur Paris, nous pouvons vous accompagner à plusieurs niveaux :
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vérification de votre situation TVA (soins, activités annexes, franchise en base, etc.) ;
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choix et paramétrage de la plateforme de facture électronique la plus adaptée à la taille de votre cabinet ;
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intégration de la facture électronique à votre organisation comptable (classement, validation, paiement, comptabilisation) ;
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formation de votre secrétariat ou de votre assistant(e) pour que les nouvelles procédures soient simples à appliquer.
Pour un médecin installé à Paris, s’appuyer sur un expert comptable sur Paris permet également de sécuriser vos décisions fiscales (déclarations BNC, TVA éventuelle, choix du régime micro ou réel) et de gagner du temps administratif pour vous concentrer sur vos patients. Vous disposez ainsi d’un interlocuteur unique qui suit de près l’évolution du calendrier et des règles, et vous alerte en cas de changement.
Conclusion
Un médecin libéral est bien concerné par la réforme de la facture électronique, au minimum pour la réception des factures électroniques de ses fournisseurs dès septembre 2026, et parfois aussi pour l’émission lorsqu’il exerce des activités soumises à TVA. La clé est de distinguer vos actes de soins exonérés de vos prestations annexes, puis de choisir une solution de facture électronique adaptée à votre organisation.
En vous faisant accompagner par un expert comptable sur Paris, vous sécurisez vos obligations fiscales, vous gagnez en visibilité sur vos charges et vous intégrez la réforme dans un projet plus global de modernisation de votre cabinet.
