De chauffeur VTC auto-entrepreneur à création de SASU : étude de cas

De chauffeur VTC auto-entrepreneur à dirigeant de SASU : le véhicule en société et les commissions enfin déductibles

Étude de cas — Secteur : transport de personnes (VTC)  ·  Paris & Île-de-France  ·  Chiffre d’affaires : 68 000 €/an

9 200 €
d’économies dès la 1re année
vs statut auto-entrepreneur
100 %
des commissions Uber/Bolt
passées en charges déductibles
SASU
statut retenu
avec véhicule inscrit à l’actif

La situation de départ

Ce client exerce comme chauffeur VTC depuis 4 ans sous le régime auto-entrepreneur. Son chiffre d’affaires annuel s’est stabilisé autour de 68 000 €, un niveau confortable… mais fiscalement pénalisant. Deux problèmes revenaient chaque année lors de nos échanges.

Premier problème : les commissions des plateformes (Uber, Bolt, Heetch) représentaient entre 20 et 25 % de son chiffre d’affaires brut — soit environ 15 000 € par an. En micro-entreprise, ces commissions ne sont pas déductibles : les cotisations et l’impôt se calculent sur le chiffre d’affaires encaissé par la plateforme, avant déduction de sa commission. Autrement dit, il payait des charges sociales et de l’IR sur de l’argent qu’il n’avait jamais touché.

Deuxième problème : son véhicule (une berline récente acquise à crédit, valeur d’achat 28 000 €) était payé sur ses deniers personnels. Ni le crédit, ni le carburant, ni l’assurance, ni l’entretien n’étaient déductibles fiscalement dans le cadre du régime micro.

Il avait envisagé le passage en EURL ou en SASU mais craignait la complexité administrative et le coût de la comptabilité. C’est dans ce contexte qu’il nous a contactés.


Notre démarche en 4 étapes

  1. Audit complet de la situation
    Analyse des relevés de commissions plateforme sur 12 mois, des justificatifs de charges véhicule (carburant, assurance, entretien, péages, crédit auto), du patrimoine personnel et de la situation familiale. Estimation du CA prévisionnel à 3 ans.
  2. Simulation comparative micro vs SASU
    Modélisation sur 3 exercices : maintien en auto-entrepreneur (avec les nouvelles règles TVA 2025 applicables au-delà de 37 500 € pour les prestataires de services), vs SASU à l’IS avec rémunération de gérant et dividendes. Intégration de l’amortissement du véhicule sur 4 ou 5 ans, des charges réelles, et du crédit auto comme dette de la société.
  3. Choix du statut et structuration juridique
    SASU retenue pour la souplesse des dividendes et la protection sociale assimilé-salarié. Apport en nature du véhicule à la SASU pour l’inscrire à l’actif et permettre l’amortissement et la déduction des charges afférentes. Dépôt au guichet unique INPI, rédaction des statuts sur mesure.
  4. Mise en place comptable et suivi opérationnel
    Paramétrage du plan comptable VTC (codes spécifiques commissions plateforme, frais de véhicule, péages), ouverture d’un compte bancaire professionnel, mise en place de la TVA (régime réel normal), accompagnement sur la facturation mensuelle aux plateformes.

Avant / après : comparaison financière à 68 000 € de CA brut

Auto-entrepreneur
(situation initiale)
SASU à l’IS
(après accompagnement)
CA brut (encaissé par plateforme) 68 000 € 68 000 €
Commissions plateforme (~22 %) Non déductibles − 14 960 € (charge)
CA net réellement perçu 53 040 € 53 040 €
Cotisations sociales 15 640 € (23 % sur 68 000 €) 9 800 € (cotisations assimilé-salarié sur rémunération optimisée)
Charges véhicule déduites 0 € − 8 400 € (amortissement + carburant + assurance + entretien)
IS + PFU dividendes 4 200 €
IR (sur quote-part personnelle) 7 600 € 2 100 €
Revenu net disponible estimé 29 800 € 39 000 €
Gain net annuel + 9 200 € dès la 1re année

Chiffres indicatifs basés sur la situation réelle du client, anonymisée. Les résultats peuvent varier selon la situation personnelle et le niveau de charges réelles.


Les 3 leviers qui ont tout changé

1. Les commissions de plateforme enfin en charges

En SASU, la société facture aux plateformes (ou reçoit d’elles) le montant brut de la course. La commission prélevée par Uber ou Bolt est une charge d’exploitation déductible du résultat imposable. Fini le paradoxe du auto-entrepreneur qui paie des cotisations sur de l’argent reversé à la plateforme.

2. Le véhicule inscrit à l’actif de la société

En apportant son véhicule à la SASU lors de la constitution, le client a pu l’inscrire à l’actif pour sa valeur vénale (estimée à 22 000 € au moment de l’apport). La société amortit ce véhicule sur 4 ou 5 ans, soit 4 400 € de charge annuelle déductible. S’y ajoutent le carburant, l’assurance, les péages, l’entretien — toutes charges réelles, toutes déductibles.

Attention : si le véhicule est de type « tourisme » (ce qui est souvent le cas pour les VTC), la déduction du carburant et des charges est totale dès lors que le véhicule est exclusivement affecté à l’activité professionnelle. En revanche, la Taxe sur les Véhicules de Sociétés (TVS/taxe annuelle sur les émissions) s’appliquera — nous avons intégré ce poste dans la simulation.

3. La rémunération optimisée dirigeant + dividendes

Plutôt qu’une rémunération intégrale (lourde en charges sociales), nous avons structuré une rémunération de dirigeant calibrée pour ouvrir les droits sociaux essentiels, complétée par une distribution de dividendes soumise au PFU 12,8 % + 18,6 % de prélèvements sociaux (31,4 % au total depuis la LFSS 2026). Cette combinaison réduit significativement la pression globale par rapport aux cotisations TNS d’un auto-entrepreneur ou d’une EURL.


Ce qu’en dit le client

« Je savais que je perdais de l’argent avec les commissions Uber, mais je ne savais pas que c’était à ce point-là. Ce que m’a montré David en simulation, c’est que je payais des charges sur 68 000 € alors que je n’en touchais réellement que 53 000 €. Ça m’a convaincu en dix minutes. Aujourd’hui la société tourne, mon véhicule est dans les comptes, et je récupère même la TVA sur le carburant. »

— Chauffeur VTC, Paris (témoignage anonymisé)

chauffeur vtc autoentrepreneur sasu
Chauffeur VTC autoentrepreneur à SASU

Vous êtes chauffeur VTC ou taxi ?

Si vous exercez en tant que chauffeur VTC à temps plein, le passage en SASU mérite d’être sérieusement étudié. Les leviers d’optimisation — déductibilité des commissions, amortissement du véhicule, TVA récupérable sur le carburant — sont souvent sous-estimés.

Le Cabinet DA Expertise accompagne de nombreux chauffeurs VTC et taxis parisiens dans leur structuration juridique et comptable. Premier rendez-vous offert, sans engagement.

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DA EXPERTISE Expert-comptable