Vous êtes coiffeur indépendant ou gérant d’un salon ? Entre la double TVA sur les prestations (10 %) et les produits (20 %), la convention collective coiffure IDCC 2596 avec ses grilles de salaires et primes d’ancienneté, et les obligations CAP, DA Expertise vous accompagne sur toutes les spécificités comptables du secteur. Premier RDV offert et sans engagement.
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TVA d’un salon de coiffure : prestations et vente de produits
Un salon de coiffure est soumis à deux taux de TVA distincts :
Nature
Taux TVA
Exemples
Prestations de coiffure
10 %
Coupes, colorations, balayages, soins, brushings
Ventes de produits capillaires
20 %
Shampoings, masques, huiles, accessoires vendus au détail
La ventilation correcte du chiffre d’affaires entre ces deux catégories est obligatoire. Un logiciel de caisse doit permettre de tracer cette distinction automatiquement. La TVA à 20 % récupérée sur les achats de produits capillaires est déductible.
Convention collective de la coiffure (IDCC 2596)
Les salariés d’un salon de coiffure relèvent de la convention collective nationale de la coiffure et des professions connexes (IDCC 2596). Ses points saillants en 2026 :
Grilles de salaires révisées annuellement, avec des coefficients allant de E1 (employé débutant) à N5 (directeur technique)
Prime d’ancienneté : 2 % par année complète à partir de 3 ans (plafonnée à 30 %)
Préavis et congés spécifiques selon l’ancienneté et la qualification
Prime de 13e mois sous conditions de présence
Obligation de cotiser à l’organisme de formation OPCO EP
Obligations réglementaires du coiffeur
Pour ouvrir un salon de coiffure, plusieurs conditions réglementaires s’imposent :
Disposer du CAP coiffure ou d’un diplôme équivalent (le gérant ou au moins un salarié qualifié à mi-temps)
Effectuer une déclaration d’activité auprès de la CCI ou la CMA selon la structure choisie
Respecter les normes d’hygiène et de sécurité spécifiques (ventilation, produits chimiques, DASRI)
Affichage obligatoire des prix visible de l’extérieur
Gestion des stocks capillaires et provision pour dépréciation
Un salon de coiffure détient généralement un stock de produits capillaires (produits professionnels utilisés en salon et produits de revente). Ce stock doit faire l’objet d’un inventaire annuel à la clôture de l’exercice, valorisé au coût d’achat (méthode FIFO ou CMP). Les produits périmés ou invendables doivent faire l’objet d’une provision pour dépréciation.
Rentabilité d’un salon : les indicateurs clés
Les indicateurs de pilotage d’un salon de coiffure sont : le chiffre d’affaires par heure productive (norme : 50-80 €/h selon le positionnement), le taux de masse salariale (généralement 45-55 % du CA hors charges patronales), et le ratio loyer / CA (maximum recommandé : 10-12 %). DA Expertise met en place des tableaux de bord mensuels sur ces KPI.
Fin des CGA / AGA : Depuis le 16 février 2025, les CGA et AGA n’ont plus d’existence légale (LF 2025). La majoration de 25 % avait disparu dès 2023, et la réduction d’impôt de 915 € a été supprimée à compter des revenus 2025. Votre expert-comptable reste votre seul interlocuteur de référence.
Coiffeur : TVA 10 % (prestations) et 20 % (produits), convention IDCC 2596, CAP coiffure obligatoire. DA Expertise — Expert-comptable Paris 10e.
❓ Questions Fréquentes
Les prestations de coiffure (coupes, colorations, balayages, soins, brushings) sont soumises à la TVA à 10 %. La vente de produits capillaires au détail (shampoings, masques, huiles, accessoires) est soumise à la TVA à 20 %. La ventilation correcte entre ces deux catégories est obligatoire dans votre logiciel de caisse.
Les salons de coiffure appliquent la convention collective nationale de la coiffure et des professions connexes (IDCC 2596). Elle prévoit des grilles de salaires minimaux par échelon (E1 à N5), une prime d’ancienneté de 2 % par année complète à partir de 3 ans, des règles spécifiques sur les préavis, et une obligation de cotiser à l’OPCO EP pour la formation.
Oui. Pour exercer la profession de coiffeur à titre indépendant, vous devez détenir le CAP coiffure (ou un diplôme équivalent), ou employer à temps partiel un salarié qualifié disposant de ce diplôme. Sans qualifications suffisantes dans l’entreprise, l’exercice de l’activité est illégal. Une déclaration d’activité est également requise auprès de la CCI ou de la CMA.
Oui. Depuis le 1er janvier 2026, la flat tax (PFU) est passée de 30 % à 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % prélèvements sociaux, LFSS 2026). Pour un coiffeur en SARL ou SAS qui se verse des dividendes, cela représente 1,4 point de prélèvements supplémentaires. L’arbitrage rémunération/dividendes mérite une simulation actualisée.
Non. Les CGA et AGA n’ont plus d’existence légale depuis le 16 février 2025. Tous leurs avantages fiscaux ont été supprimés progressivement. Votre expert-comptable reste votre seul interlocuteur de référence.
Les trois leviers principaux sont : (1) le CA par heure productive (viser 50-80 €/h selon le positionnement), (2) la maîtrise du taux de masse salariale (45-55 % du CA), et (3) le ratio loyer/CA (sous 10-12 %). DA Expertise met en place des tableaux de bord mensuels sur ces indicateurs pour détecter rapidement les dérives.
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